Thérapie

Les valeurs comme boussole de vie

 

Comment définit-on une valeur ?
Quelle est la part d’universalité d’une valeur ?

On a tous des valeurs. Les valeurs sont des balises conceptuelles qui nous guident dans notre vécu au quotidien. Les influences culturelles, familiales et sociales font de certaines valeurs des fondamentaux ou des socles inébranlables pour l’identité de la personne.

Il existe une hiérarchie des valeurs, personnelle, qui varie notamment avec le temps, les expériences de vie, les rencontres, les relations affectives ou les transitions de vie.

 

Comment reconnaît-on une valeur ?

Les valeurs sont les moteurs de nos actions et nous n’agissons pas tous de la même manière en fonction de nos valeurs. Pour une même valeur partagée, la gamme des actions possibles est très étendue. En tant qu’individus, nous posons des choix qui sont évidemment influencés par notre vécu, nos envies, ou nos besoins. Ces choix sont motivés par de bonnes raisons qui se justifient en fonction d’un ici et maintenant propre à chacun.

Généralement, quand l’alignement des valeurs, des actions et des choix résonne de manière juste, la personne se positionne de manière sereine, libre et puissante au sein de son environnement social, affectif et professionnel.

 

Les Six caractéristiques principales des valeurs

  1. Les valeurs sont des croyances associées de manière indissociable aux affects. Quand les valeurs sont « activées », elles se combinent aux sentiments. Les personnes pour qui l’indépendance est une valeur importante sont en état d’alerte si leur indépendance est menacée, désespérées quand elles ne parviennent pas à la préserver, et heureuses quand elles peuvent l’exercer.
  2. Les valeurs ont trait à des objectifs désirables qui motivent l’action. Les personnes pour qui l’ordre social, la justice et la bienfaisance sont des valeurs importantes sont motivées pour poursuivre ces objectifs.
  3. Les valeurs transcendent les actions et les situations spécifiques. L’obéissance et l’honnêteté, par exemple, sont des valeurs qui peuvent être pertinentes au travail ou à l’école, dans la pratique d’un sport, dans les affaires, en politique, au sein de la famille, avec les amis ou les étrangers. Cette caractéristique permet de distinguer les valeurs de concepts plus restreints comme les normes ou les attitudes, qui on trait généralement à des actions, des objets ou des situations particulières.
  4. Les valeurs servent d’étalon ou de critères. Les valeurs guident la sélection ou l’évaluation des actions, des politiques, des personnes et des événements. On décide de ce qui est bon ou mauvais, justifié ou illégitime, de ce qui vaut la peine d’être fait ou de ce qui doit être évité en fonction des conséquences possibles pour les valeurs que l’on affectionne. Mais l’impact des valeurs sur les décisions de tous les jours est rarement conscient. Les valeurs deviennent conscientes quand les actions ou les jugements que l’on envisage conduisent à des conflits entre différentes valeurs que l’on affectionne.
  5. Les valeurs sont classées par ordre d’importance les unes par rapport aux autres. Les valeurs d’une personne peuvent être classées par ordre de priorité, et cette hié rarchie est caractéristique de c ette personne. Accorde-t-elle plus d’importance à la réussite ou à la justice, à la nouveauté ou à la tradition ? Le fait que les valeurs soient hiérarchisées chez un individu permet aussi de les distinguer des normes et des attitudes.
  6. L’importance relative de multiples valeurs guide l’action. Toute attitude, tout comportement, implique nécessairement plus d’une valeur. Par exemple, aller à la messe peut exprimer et promouvoir des valeurs comme la tradition, la conformité et la sécurité, au détriment des valeurs d’hédonisme ou de stimulation. L’arbitrage entre des valeurs pertinentes et rivales est ce qui guide les attitudes et les comportements (Schwartz, 1992,1996). Les valeurs contribuent à l’action dans la mesure où elles sont pertinentes dans le contexte (donc susceptibles d’être activées) et importantes pour celui qui agit.

Voir : Shalom H. Schwartz, Les valeurs de base de la personne : théorie, mesures et applications, Revue française de sociologie 2006/4 (Vol. 47), pages 929 à 968.

 

Une interprétation individuelle

Les valeurs sont soumises à une interprétation individuelle. Tout l’enjeu est de les mettre à l’épreuve du réel et de voir ce qu’elles suscitent à l’intérieur de la personne. La subjectivité de la personne est donc essentielle !

Ci-après, l’évocation d’un exemple concret permettant de mieux saisir comment les valeurs guident notre rapport au réel :

« Alice évoque des soucis de communication au sein de son équipe. Elle ne s’entend pas avec sa collègue Sandra qui, selon elle, est une « pinbêche ». Alice estime que Sandra “fout la merde” dans l’entreprise. Sandra n’assiste pas aux réunions d’équipe. Quand elle est présente, elle s’occupe manifestement à d’autres choses… » *

 

Analyse

Après un entretien exploratoire, pour Alice, c’est la notion de solidarité qui est importante alors que pour Sandra, c’est l’efficacité qui la guide.

Tout le travail du coach sera de mettre en perspective les situations, les relations et leurs articulations afin que la personne puisse retrouver des marges d’action pour atteindre son objectif comme, par exemple dans l’évocation ci-dessus, un relationnel de qualité au sein de son équipe.

Dès lors, je vous propose une liste des valeurs (non exhaustive) qui vous permettra de mieux identifier les valeurs qui sont les vôtres afin de mieux les percevoir dans votre vie quotidienne.

N’hésitez pas à me laisser un commentaire ou à me contacter si vous avez des questions !

* L’exemple est une généralisation de faits rencontrés au cours de mes accompagnements. Les noms sont purement fictifs. Ils ne servent qu’à illustrer mon propos

Faire chemin ensemble pour rêveiller les solutions qui sommeillent en vous. ​