L’interprétation des rêves

Quiet Coaching - Lamia Mechbal

Un peu d’Histoire

Les rêves nocturnes ont toujours fasciné les hommes. De tous temps, l’Homme a cherché le sens de cet étrange univers familier. Que peuvent signifier ces images parfois si puissantes qu’elles imprègnent la conscience au point de nous interroger au réveil ? Comment accéder à leurs messages ? 

L’Humanité a répondu à ces questions de différentes manières, selon les latitudes et les espaces-temps où Elle s’est développée. Que ce soit chez les Egyptiens, les Grecs, dans l’Antiquité, dans la Bible, le Talmud ou dans les traditions musulmanes, chinoises ou bouddhistes, ou encore chez les Amérindiens et les Aborigènes d’Australie, la place du rêve est incontournable. Primordiale !

Artémide de Daldi, un lettré grec qui vécut au deuxième siècle après J-C, écrivit la première Cabale des Songes (Oneirokrtika). Une clé des songes. Bien qu’assez rudimentaire, cette première formalisation d’une interprétation des rêves s’étoffera au travers des siècles et du brassage des cultures, jusqu’à ce que Freud et Jung s’emparent de ce matériau humain pour en faire des objets d’analyse ainsi qu’une voie royale vers l’inconscient et une meilleure compréhension du processus d’individuation. 

Découvrir ses rêves

Un chemin vers le Soi

Qu’il s’en souvienne ou non, l’Homme rêve en moyenne deux heures par nuit. Le rêve est aussi essentiel que la nourriture ou l’air que nous respirons. Privé de la possibilité de rêver, l’humain devient fou, amorphe, vide de son énergie vitale.

Soulignons à quel point le rêve est fondamental pour l’équilibre mental, émotionnel et psychique de l’être humain.

Le rêve possède à la fois une part d’intime – c’est dans les coulisses de la nuit que surgissent des vérités profondes et personnelles – et une grande part collective – tout le monde sait que tout le monde rêve [1] !

Dans une société ultra digitalisée, coupé du contact avec la Terre, perdu dans des crises identitaires et sociales telles que le Burnout, l’être humain a-t-il encore l’envie, la capacité de rêver ? De se connecter à qui il est ? De redécouvrir des modalités d’exploration et d’évolution de soi à la fois simples et qui ancrent sa singularité et sa mise en relation avec le monde ?

Par sa forme de « respiration psychologique », le rêve permet la libération d’impulsions, d’insatisfactions, d’interrogations ou d’espoirs réprimés durant la journée mais il permet également de se connecter à un guide intérieur, aux ressources personnels et aux potentiels vivifiants qui sommeillent en nous. Il crée un pont entre l’état intérieur et la vie telle que nous la percevons à l’état de veille.

Le rêve participe à la création d’espaces de transformations intérieures inédits et puissants.

Prenez soin de vos rêves !

[1] Tobie Nathan, La nouvelle interprétation des rêves, Odile Jacob, 2011, p. 1